ÉCOUTER APRÈS LES FLAMMES (titre provisoire)

L’installation sonore Écouter après les flammes nous plonge dans l’écoute d’une forêt après un incendie. Devant nous, une coquille est au sol. Comme fossilisée, on reconnaît sa forme mais des parties sont manquantes. Ses creux, ses failles, ses trous révèlent sa fragilité. A l’aide d’un dispositif portatif – un capteur à tenir dans une de ses mains et un casque – nous entrons dans l’univers sonore dévoilé par nos gestes. Par nos mouvements, l’écoute d’un paysage sonore se déploie. La composition est mappée dans les formes de la sculpture : il faut l’explorer pour la révéler. Nos mouvements sont comme un effleurement des couches sonores passées : le foisonnement de la vie sous-marine, l’arrivée de la forêt, les grands corbeaux, les chevreuils, les sangliers, l’apparition des premiers avions, l’industrie du bois, les flammes, et les sols qui repoussent déjà. En utilisant différents capteurs dans les sols et les végétaux, la terre, le vent et les micro-organismes des sols dévoilent un paysage sonore à la fois du vide et du plein, du vivant et du mort : on écoute les écosystèmes qui participent aux processus de décomposition et de régénération des sols calcinés. Pensée comme une ode aux petits êtres et aux forces qui les animent, cette installation devient un espace lui aussi vivant, où la bande son grouille, toujours transformée et recomposée par les gestes qui la forment.

Écouter après les flammes est lauréat de la coproduction mutualisée entre le Fresnoy et l’Hexagone Scène nationale soutenue par la Fondation Daniel et Nina Carasso.

Crédit photo Verena Paravel

INSTALLATION
ARTS NUMÉRIQUES

PRODUCTION

Le Fresnoy  – studio national des arts contemporains

COPRODUCTION ET SOUTIEN

Hexagone Scène nationale – Meylan

CRÉATION

Panorama 28 – Septembre 2026