Azaline se tait est l’histoire sensible et nécessaire d’une enfant condamnée à la nuit, qui nous alerte sur l’urgence de libérer la parole sur l’inceste. Ce n’est pas parce qu’on ne parle pas des loups dans la forêt que celle-ci n’est pas habitée.
Tout commence comme un jeu d’enfant. On est dans la cour de l’école. Il y a le loup, la princesse, les trois petits cochons… autant de références aux contes traditionnels qui pourraient nous faire croire à d’innocents jeux d’enfants. Mais les contes sont souvent cruels et violents, ils se font l’écho des morsures de nos âmes. Et une morsure, Azaline en a une, dans son âme comme dans sa chair. Derrière cette morsure se cache un secret, une douloureuse histoire : celle de son père qui tous les soirs est ce loup qui rôde et ouvre la porte de sa chambre - elle ne grince plus, il l’a réparée. C’est d’inceste dont il est question dans ce texte, l’air de rien. D’ailleurs, qui saura voir la faille d’Azaline ? Un adulte ? Peut-être pas…
Si l’inceste est une réalité, le tabou qui l’entoure en est un également. En 2024, la CIIVISE fait état de trois enfants par classe victimes d’inceste !!