EDITO

UNE SAISON EN DEUX TEMPS
Ensemble, nous avions le désir d’interroger une nouvelle relation entre les temps et les espaces. Aussi, ce programme n’est pas celui d’une saison au sens où l’entend généralement le théâtre.
L’Hexagone s’essaye à un autre rythme, une oscillation lente entre « voir venir » et « aller vers », en interprétation libre des notions duales d’APHÉLIE (du grec apo, loin, et hêlios, soleil) et de PERIHÉLIE.

PÉRIHÉLIE
Périhélie, comme deuxième acte d’une pièce en deux temps, répond au besoin vital d’apprécier l’altérité. Il est un exercice obligé d’aller vers d’autres récits, d’autres formes, d’autres regards que le spectacle vivant boue de projeter hors de ses murs.
Franchir notre propre seuil et revenir au monde, cheminer à travers lui et assimiler les distances, toucher d’autres espaces et « rai.é.sonner » à travers eux, embrasser les hospitalités latentes et faire lien, méticuleusement, répétitivement, percer les habitus. Après Aphélie, voilà ce à quoi tend Périhélie, comme un geste vers vous qui lisez ces lignes, nos proches, tout autant que vers de nouvelles amitiés.
Jérôme Villeneuve, directeur.

APHÉLIE
« Essayer, expérimenter, car c’est une chance précieuse que de pouvoir le faire. Se montrer curieuse et curieux pour toujours susciter la curiosité, la vôtre, et la nourrir. Voilà certaines des responsabilités de votre scène nationale, de son équipe. En ce sens, l’Hexagone poursuit sa recherche d’équilibres instables.
De ceux, jubilatoires, que l’on atteint à un endroit, à un moment, mais qui devront être réinventés souvent, toujours. De ceux qui poussent à découvrir de nouveaux horizons, à se découvrir de nouvelles sensibilités. De ceux qui galvanisent l’artiste et le public lorsqu’ils se réalisent. Voyez en ce programme, lui-même expérimental, une multitude de pistes à travers lesquelles cheminer ensemble, en équilibristes. »      Jérôme Villeneuve

Projet de la Scène nationale

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