photo de Celui qui voulait croire au bison

CELUI QUI VOULAIT CROIRE AU BISON

À l’aide d’un totem en forme de bison prétendument doté d’un pouvoir surnaturel, celui de renverser les tyrans et déclencher des révolutions, un jeune garçon explore l’articulation entre le mystique et le réel, la fable et l’information et confronte les rêves de jeunesse face aux réalités de l’âge adulte.

Projet hybride et nouvelle forme de récit, Celui qui voulait croire au bison est un spectacle qui associe texte, vidéo, musique et scénographie. Œuvre complète authentiquement vécue et basée sur des faits réels, le récit met en scène une audacieuse échappée entre l’Ukraine et la Biélorussie ; mêlant enjeux poétiques et politiques.

Ce spectacle part de l’expérience du récit : celle d’une aventure humaine qui relie un récit poétique et tend à renouer avec le théâtre ainsi que la pratique visuelle numérique et scénographique. Comme fil rouge, la voix du narrateur plante le décor, avance dans le temps et laisse planer le doute sur ses réelles intentions, son implication et le degré de croyance qu’il met dans son Bison. Le narrateur est-il un simple regard extérieur, ou est-il vraiment l’auteur de cette aventure ?
Au plateau, la dramaturgie se déploie à travers un jeu de scène où le comédien se mêle au récit : manipulation d’objet (lanterne magique, objet mécanique, mobilier). Son récit est habité et déclamé, gestuelle associée et décalée au récit. Un des enjeux consiste à compléter le texte par le geste et créer un principe de mise en abîme par le biais d’action et de position afin de faire écho aux différents enjeux du spectacle : croyance, poésie, drame et enjeux du monde moderne.

Narrativement, l’aspect candide de l’explorateur et son premier voyage en Biélorussie n’est pas sans rappeler Tintin au pays des Soviets. À mesure que le récit avance, l’affaire prend de l’ampleur et la naïveté du propos laisse place à une implication plus proche d’une forme de résistance afin de nous mener dans un présent et futur proche de la fantasmagorie et pourtant bien lié à notre actualité. Concernant la forme scénique, l’œuvre tend s’inspirer des théories de Richard Wagner sur le concept de l’œuvre d’art total où chaque corps de métier fusionnent en vue d’obtenir l’ultime alliance des arts sur scène. Pour ce faire, une attention particulière sera donnée sur l’association et la synchronicité de la musique, de la lumière, du texte, de la vidéo etc. En parallèle, le spectacle fait la part belle aux arts visuels et numérique afin de proposer une expérience où la dramaturgie du texte se lie subtilement au travail visuel développé à travers un là création vidée combinant prises de vue réelles et contenu génératif.

L’objectif artistique du projet consiste donc à aboutir une œuvre complète ; aussi le spectacle se doit de proposer des univers complexes et riches en visions. Le spectateur est alors inexorablement mis devant l’objet sonore et des images qui interpellent, qui veulent être vues, ressenties, qui ont besoin d’être questionnées. Leur pouvoir d’attraction est ambivalent, car il provoque à la fois nausée et adhésion, fascination et abandon. C’est ce qui fait la force d’un art qui touche les niveaux les plus profonds du système nerveux, qui embrasse les hauteurs et les profondeurs de l’expérience humaine, qui arrache le réel au principe de réalité, sans jamais accepter de compromis avec les codes de la perception et de la morale sociétale.

Mise en scène, scénographie et création vidéo Malo Lacroix Comédien Thomas Poulard Scénario Maxime Aumon Composition et création sonore Annabelle Playe Musique additionnelle Yves de Mey Lumière Rodolphe Martin Costume Madeline Cramard Photographie Eric Bouvetadditionnelle Aide à la scénographie & accessoires Anabel Streiahano Régie plateau Guillaume Chapeleau Régie sonore Nicolas l’Espagnol Rizzi & Pierre Xucla Regard extérieur Rocio Berenguer Roldan

THÉÂTRE & ARTS NUMÉRIQUES

PRODUCTION

Sinople

COPRODUCTION

Hexagone Scène nationale – Meylan

SOUTIEN

Région Auvergne Rhône-Alpes – SCAN, aide à la pré production & à la production, SACEM, CNC – Dicréam : aide à la création numérique, TNP – scène nationale de Villeurbanne, Friche Artistique Lamartine – Lyon, L’Assemblée – Fabrique Artistique – Lyon, ASCA – centre culturel de Beauvais, Act of Beauty production, BAAM production, Laura Garnier.

DATES DE RÉSIDENCE

du 16 au 20 février 2026 à l’Hexagone